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Le milieu physique

mardi 19 septembre 2006


Limites et situation

D’une superficie de 652 000 hectares la commune de Mana est limitée au nord par la mer, à l’ouest par les communes d’AWALA YALIMAPO et de St-LAURENT ; à l’est par les communes d’IRACOUBO et de St-ELIE, au sud par la commune de SAUL. Cette commune littorale est située au nord-ouest du département. Le bourg de Mana est distant d’environ 210 km de Cayenne et de 40 km de St-Laurent.

Ancien bac nanette
ancien bac nanette 1975

Le relief

La commune se développe essentiellement sur la majorité du bassin versant de la Mana , qui prend sa source sur le territoire de la commune de Saül. Les principaux reliefs se situent vers l’est : Montagne des Trois Roros (406 m), Montagnes de la Trinité (636 m). La seule voie de pénétration vers le sud par le fleuve Mana est rendue difficile par la présence de nombreux sauts, mais présente un intérêttouristique important.Comme pour les autres communes littorales, la bande côtière est plate et en partie marécageuse. L’originalité repose sur l’existence de formations particulières telles que des savanes où une mise en valeur est en cours, mais aussi une zone de forêt sur sable blanc avec des formations végétales propres à la région.


Les paysages géomorphique et les potentialités agricole (sources DAF)

La commune de Mana recouvre par sa situation géographique des paysages très variés susceptibles d’être classés en quatre grandes unités morphologiques et pédologiques. Le caractère essentiel de cette zone complexe est d’appartenir au système hydrographique du fleuve Mana. On rencontre donc, en partant de la côte : La plaine côtière récente, formée de sédiments marins en cours de consolidation : argiles et bancs de sable, portant une végétation de mangrove ou de marécage, inondés toute l’année par la présence de chenaux de communication avec la mer.


Potentialités

Les vasières du front de mer et les sols non suffisamment consolidés de la plaine marine récente sont dans les conditions actuelles impropres à une mise en valeur agricole.Les cuvettes reliées à la mer entre la Mana et le canal SODALG qui constituent le nord du marais Sarcelles, abritent des crevettes au stade post larvaire. Des études entreprises sur le développement de ces crevettes marines permettent d’envisager un aménagement de cette zone susceptible de favoriser le repeuplement du plateau continental marin.

- Les terrains de prairie marécageuse sur alluvions marines argilo-limoneuse qui ne sont inondés que temporairement, ainsi que ceux sur lesquels la lame d’eau est très faible en saison sèche et qui peuvent être asséchés ont fait l’objet d’aménagement agricole par poldérisation :

  • Quand une quantité suffisante d’eau douce est disponible à proximité (1,71/s/ha) pour diluer les sulfures (lavage) et irriguer (cas du polder Ouest 3500 ha) ou seulement irriguer (cas du polder Sarcelles 5000 ha) ;
  • Quand le coût de revient d’une irrigation par pompage est prohibitif, les terrains une fois asséchés peuvent être utilisés pour des cultures fourragères.

Les sols hydromorphes sous forêt marécageuse possèdent des propriétés physiques et climatiques comparables aux précédents. Ils peuvent donc produire du riz en culture irriguée ou des herbages, moyennant un investissement plus important. (déforestage après assèchement).

Ils représentent :
- 1000 ha au sus de la crique Jacques
- 1000 ha triangle Mana-Acarouany
- 500 ha en face du village de l’Acarouany

Ancien bac nanette
ancien bac nanette 1975

Les sols de la série de Coswine

Les sols de la série de Coswine composés de sables fins argileux ont une grande extension autour de la crique Coswine ; on les retrouve au sud de la route d’Organabo au 17ème km où ils ont toujours fait l’objet de cultures itinérantes.Leur disposition en grandes unités plates à hydromorphie moins marquée que les précédents les rends favorables aux grandes cultures industrielles : canne, soja, manioc moyennant drainage de surface. Sur les terrasses hautes où l’hydromorphie n’apparaît qu’au delà de 1 m de profondeur, les arbres fruitiers peuvent convenir. Sur tous les niveaux de ces terrasses, les plantations fourragères donnent également de bons résultats.


Les sols sur Série Détrique de Base

- Les sables blancs du secteur Iracompani-Organabo et de la route de l’Acarouany ont porté de tous temps des cultures vivrières (manioc) mais le matériau entièrement sableux ne présente en lui-même aucune fertilité et hors d’une bande étroite de part et d’autre des routes, ils ne peuvent faire l’objet de mise en valeur à moins d’y tenter des esssais d’espèces forestières adaptées à ce milieu très pauvre.
- Les sables argileux, analogues à ceux de Zandery au Surinam offrent des possibilités, démontrées sur la ferme expérimentale de Coebiti. Ces sols sont très voisins de ceux que l’on trouve au-dessus des granites. Ils se sont d’ailleurs développés au voisinage des derniers, sur le plateau de l’Acarouany en particulier.Ils sont aptes aux cultures industrielles et fourragères et représentent environ :

  • 1000 ha à l’ouest de l’Acarouany
  • 2000 ha au sud du 17éme km Mana-Organabo

Les sols sur socle.

Ils s’étendent en continu au sud de l’Acarouany avec des pentes d’autant plus accusées que l’on descend vers le sud. La mise en valeur de ces terrains n’est raisonnablement possible que sur pentes inférieures à 25 %, cartographiées sur les cartes développées sur roches éruptives ou sur manteau d’altération de ces dernières (granites et migmatites) avec un modelé en plateau ou collines de faible développement, permettant des cultures mécanisées associant les herbages aux vergers.
- Secteur Organabo sur RN 1 2 000 ha
- Grand – petit Laussat 5 000 ha
- Triangle Mana – Acarouany 3 000 ha
- Nord de Saut-Sabbat 1 000 ha

Tous les autres sols ferrallitiques, développés sur schistes à pentes fortes doivent être réservés aux activités forestières, sauf éventuellement sur alluvions fluviales localisés sur quelques hectares le long de la RN 1, à la faveur du passage de criques.

En résumé, les potentialités agricoles de la commune de Mana sont très importantes :par les superficies valables liées à une topographie favorable à la mécanisation.
- par la diversité des spéculations envisagées, liée au développement des différentes unités morphapédologiques citées plus haut ;
- par l’existence de routes et pistes forestières susceptibles de désenclaver de vastes zones.

Toutefois en regard de la superficie communale, les potentialités agricoles de Mana restent localisées au nord et laissent la plus large aux activités forestières éventuelles. Enfin, les zones de développement agricole proposées devront s’intégrer dans le contexte de protection des espaces devant rester à l’état naturel. Zone côtière sensible, zone de reproduction des crevettes, zone de forêt sur sable blanc. La définition de ces périmètres devra apparaître sur les documents graphiques du P.O.S.


Le Climat

Par rapport au reste de la Guyane, la région de Mana connaît des caractéristiques particulières ; c’est la partie de la bande côtière la plus sèche avec des précipitations inférieures à 2 m par an. Ce régime des pluies avec deux saisons sèches bien marquées favorise la mise en valeur rizicole en permettant deux récoltes par an. Comme pour le reste de la Guyane, les vents restent faibles et les températures voisines de la moyenne guyanaise.


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