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Hypothéses et objectifs d’aménagement

mardi 19 septembre 2006


Les modèles démographiques et l’implantation des habitants.

Cette partie a été discutée lors des premières réunions du P.O.S. ou des groupes techniques constitués.

Malgré le départ des imprimés du Surinam, la tendance de l’accroissement démographique naturel devrait se poursuivre, accompagné d’une immigration liée au développement économique (agriculture, forêt, activités diverses) où seront implantés les futurs arrivants – dans ou abords des bourgs, le long des routes ou chemins. Un troisième pôle ou un quatrième pôle se développera t-il par exemple face aux rizières dans des bases vies, ou au carrefour CD 9 – CD 10. La volonté affirmée par la municipalité a été de promouvoir un renforcement des deux zones agglomérées actuelles : le bourg de Mana et le village Javouhey, voulant éviter une dispersion de l’habitat le long des voies et chemins. Source de difficultés pour une bonne gestion des finances communales, les coûts partis notamment en matière de morcellements agricoles ont été pris en compte dans le zonage.

Le bourg de Mana

ancien marché de poisson de mana
marché poisson des années 1970

Au regard de l’évolution démographique constatée, la population du bourg devrait passer de 1089 habitants en 1990 à 1600 habitants à l’horizon 2000. Toutefois l’équipement des terrains, la volonté communale de gérer le foncier pour inciter à un comblement des vides dans le tissu urbain, pourraient permettre un développement urbain plus important allant vers une hypothèse de doublement. Dans cette hypothèse et sur la base de 3,2 habitants par logement il faudrait construire 300 logements qui se répartiraient entre les zones urbaines à densifier et les zones futures (NA).

Le bourg Anne-Marie Javouhey

L’évolution démographique importante concernait au recensement de 1990 une population de 646 personnes. Le tissu urbain type village avec maisons isolées ne permet pas une densification aisée. Les besoins futurs sur la base d’une population de 1000 habitants en l’an 2000, conduirait à la réalisation de 90 à 100 logements neufs, soit un besoin en surface à équiper de 5 à 6 hectares.


Développement économique, supports d’activités, orientations et choix.

Les atouts de la commune ont été étudiés par divers intervenants pour cette commune au cœur de la région dite du nord-ouest guyanais. Ils ont été explicités ci-avant : Au regard de l’occupation de l’espace les orientations suivantes ont été retenues : Développement des zones agricoles avec limitation de l’habitat dans celles-ci et souhait de regroupements type villages-centre. Activité forestière sur le secteur moyen sud de la commune aux abords de la RN1.

Au bourg de Mana :

ancien bac man vévé
bac man vévé 1989

implantation d’une structure hôtelière au nord de la zone agglomérée actuelle en bordure du fleuve, implantation de structures légères sur la Mana. Création et équipement d’une zone artisanale au sud près du pont côté bourg de Mana.

Installation d’une zone pour le pêcheurs à proximité de l’ancienne cale de mise à l’eau sur la rive droite de la Mana (réparation des bateaux, accostage…)


La traduction spatiale au niveau du P.O.S.

Les zones urbaines et d’extension urbaine Ces zones situées au bourg de Mana et au village Acarouany - Javouhey doivent répondre aux besoins pour la réalisation de logements, l’implantation d’équipements ou la création de zones d’activités. A ces zones sont rattachés les secteurs d’extension urbaine encore non équipés (NA).

ZoneLocalisationVocationSurfaceCapacités d’accueil
UABourgLogts-commerces20 ha200-300 logts
UCAbords des bourg*logts-commerces18 40 ha150-200 logts
UFrte d’AwalaArtisanat-divers5 ha
NABourg*logts-equipts41 ha
Bourg*logts-equipts7 ha
JavouheyNaf artisanat94 ha

(*) Mana, village A.M. Javouhey, village Acouarany (*) nord et sud de mana

Les zones naturelles. Elles concernent soit des zones de protection classées en IND, soit des zones à vocation agricole ou forestière.

ZoneLocalisationVocationSurface
NCAgricole-forestiére272950 ha
INDlittorale marécageuxPréservation ecosystémes6025 ha
IINDproches du littoralPréservation d’espaces naturels372800 ha

Mise en valeur des parties côtiéres

La région du nord-ouestconcerne les communes de Awala - Yalimapo, Mana et Iracoubo. Les villages indiens de Yalimapo et Awala sont actuellement implantés en bordure de la plage où viennent pondre les tortues luth.

La bibliothèque "Man vévé" de Mana
La bibliothèque de Mana il y a quelques années

En matière d’occupation de l’espace, des installations rizicoles sont implantés de part et d’autre de l’embouchure de la Mana sur des surfaces importantes. La frange littorale tant au niveau de Yalimapo que de la Pointe Isère connaît une évolution constante (envasement, attaque de la mer).

Plus loin sur le territoire de la commune de Mana et d’Iracoubo, la zone littorale est plus difficilement accessible. Diverses protections ont été envisagées à partir d’analyses effectuées sur le milieu. Réserve pour les tortues marines (tortues Luth, vertes, olivâtres). Elle concerne les plages de Yalimapo et la zone Pointe Isère :
- zone littorale de la Pointe Isère et marais Sarcelle, lieu de reproduction des crevettes pénéïdes ;
- zone littorale de forêt et de mangrove entre l’Iracompapy, l’Organabo et la RN 1 ;
- les forêts de palétuviers de la pointe Isère à l’Organabo ;
- zone humide entre la Counamama, la RN 1 et une ligne joignant la côte à cette dernière ; le pri-pri mamaribo.


Quelques données du futur découpage en zone

JPG - 20.4 ko
Ancienne maison de Mme SABAS
Ancien locale de L’ASJ Mana

Les documents graphiques diviseront le territoire en zones : Les zones urbaines. A priori elles seront délimitées aux secteurs déjà équipés, ou occupés avec équipement envisageable à court terme (5 ans par exemple) ; leur vocation sera l’habitat, l’industrie ou l’artisanat.

Les zones naturelles. Elles comprendront :
- des zones à vocation urbaine future, zones dites NA
- des zones à vocation agricole ou forestière (NC)
- des zones (ND) à préserver pour leur attrait naturel, sites de qualité, zones inondables qu’il convient de laisser en l’état, zones littorales sensibles, sites de bord rivière.

C’est à travers les choix de zonage et le règlement approprié, que se dessinera le Mana de demain.